Les enfants préfèrent les jeux vidéos à la choucroute

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La vie moderne / Non classé

Pour avoir la lubie d’ouvrir un blog, il faut d’abord avoir goût à ceux des autres. Longtemps lectrice de l’ombre, j’ai attendu des années avant de sortir de ma cache pour ajouter ma voix à celles des commentateurs, pour me hasarder dans la mêlée que fédèrent ces blogs. J’y ai vite pris goût. Une fois ce cap franchi, j’ai très vite eu l’impression  que, parce que je n’étais plus seulement observatrice passive de ces flux d’échanges, j’avais mis un pied de « l’autre côté du miroir ». Malheureusement, je suis incapable de me cantonner à quelques brèves de lignes de commentaires. Alors, de fil en aiguille, j’ai fini par songer à créer mon propre blog, notamment pour étayer ici des réflexions que je ne pouvais que balbutier ailleurs. Au même moment, j’ai remarqué que mon rapport aux blogueuses dont je commentais les textes avec régularité évoluait vers une forme de sympathie, aussi virtuelle et unilatérale fût-elle, et que ma fidélité  de lectrice s’en trouvait renforcée.

Que je sois en porte-à-faux avec certaines positions exprimées par leurs auteures ne m’empêche pas de continuer à les lire avec intérêt et assiduité. C’est parfois le cas avec le blog Café Mode de Géraldine Dormoy qui de la mode, s’est progressivement ouvert à des thématiques connexes (lifestyle, éducation, économie et marketing du web). Autant de sujets que je n’aborderai que très rarement ici ou dans une perspective sans doute diamétralement opposée. Pourtant, au-delà de nos divergences, je suis charmée par son « timbre » d’écriture, précis et sans affectation, saisie par la cohérence de ses billets d’une thématique à l’autre et par sa capacité à se mettre en question pour avancer.

Long prologue pour introduire ce billet, qui n’est en fait qu’un commentaire augmenté en réponse à une sollicitation de Géraldine Dormoy. J’étais déjà bien engagée dans la rédaction de mon pavé (avec impossibilité formelle de sauter des lignes) quand je me suis ravisée pour activer cette merveilleuse fonction du copié-collé. Comme je suis tout sauf geek (même si j’ai un blog ce qui me semble être le comble de la schizophrénie), les codes de la politesse du web me font parfois cruellement défaut. (Avis aux amateurs : la rédaction en quelques points d’un petit Traité des bonnes manières à l’ère du web 2.0). Par défaut, je recours aux conventions apprises dans la « vraie » vie, si bien que j’ai l’impression de commettre une énorme muflerie en détournant momentanément un filet du trafic de la page de Café Mode vers la mienne! Mille excuses Géraldine!!

Bref, pour entrer enfin dans le vif du sujet, dans la revue du web hebdomadaire compilée par Géraldine, figure un entretien avec l’écrivain allemand Richard David Precht paru dans le magazine Clés.  

Portrait Richard David Precht

Richard David Precht, son portrait sur wikipédia

En googlisant après-coup R.D. Precht, je tombe sur la description d’un journaliste allemand du journal Der Stern : «Il n’y a donc pas qu’en France qu’on trouve des philosophes à la chemise toujours largement ouverte, qui parlent si bien de l’histoire des idées qu’ils attirent l’attention des belles femmes. Chez nous aussi à présent, Richard David Precht donne à un contenu sérieux et passionnant une bonne dose de sex-appeal.»

De même que notre cher BHL est né en mai 1977 dans l’émission « Apostrophes » de Bernard Pivot, de même RDP a été lancé dans l’émission d’Elke Heindenreich, « la Bernard Pivot allemande ». Ces naissances cathodiques sur les plateaux télés, ça me rend jouasse. Néanmoins, je passerai outre l’indigente présentation par l’intéressé lui-même de la structuration du champ occupé par les intellectuels en France et en Allemagne.

Au risque d’enfoncer des portes ouvertes, pourquoi confondons-nous sans cesse polémistes médiatiques et intellectuels? Que l’intellectuel ne soit ni issu du sérail corporatiste de la rue d’Ulm ni agrégé de philo, ni même de gauche, soit. Être un intellectuel ne se réduit cependant pas à l’occupation des plateaux télévisés pour exposer des opinions dans l' »air du temps », en prétendant aller contre la « bien-pensance ».  La légitimité médiatique ne fait pas tout. Au-delà de sa crédibilité scientifique, le rôle de l’intellectuel n’est-il pas de nous donner à penser plus, dans la complexité et non dans la simplification? D’éclairer d’un jour nouveau les questions qui engagent la société?

Mais je m’égare car là n’est pas le fond de l’entretien qui traite du projet de Richard David Precht pour « l’école et la pédagogie », de « son utopie éducative pour le XXIe siècle » [sic]. A savoir : « l’école comme lieu du bon temps qui stimule l’esprit créatif et le bonheur d’exister« . Ni plus, ni moins.

La solution miracle que préconise Precht à la crise de l’éducation (le sujet qui buzze par excellence) repose sur un double constat : 1) à l’école on s’ennuie (c’est pas faux!) parce qu’on a perdu la motivation (c’est déjà moins exact). 2) l’école n’est pas adaptée au monde (au marché) contemporain.

En effet, en 2015, l’enfant n’a plus le droit de s’ennuyer. Je ne comprends pas pourquoi cette injonction n’a toujours pas été intégrée à la Convention internationale des Droits de l’Enfant. Car l’ennui est « un crime » et « un gaspillage ». C’est bien connu, lorsqu’on s’ennuie, il ne se passe rien, la personnalité ne se construit pas, votre encéphalogramme est à plat… Maintenant, on en a la preuve scientifique rapportée par Richard David: « l’immobilité physique du jeune humain est nocive à son fonctionnement cortical si elle dépasse un quart d’heure. Bouger est pour lui vital, la psycho-neuro-immuno-endocrinologie [je veux faire ce métier plus tard pour que mon gamin se marre en remplissant la ligne « profession de la mère »] l’explique bien« . Pour ma part, je me suis royalement ennuyée pendant l’enfance (« maman, j’m’ennuie, j’sais pas quoi faire »), à l’école aussi, je suis donc atteinte de sévères malformations cortico-neuro-psycho-pathologiques. Pourtant bonne élève, je crois que ce sont moins les programmes que les profs eux-mêmes qui ont contribué à mon ennui. Attention : je ne veux surtout pas passer pour celle qui casse du sucre sur le dos des profs, je ne les tiens pas pour directement responsables (connaissez-vous ce message vocal automatique d’une école australienne? cliquez c’est rigolo). Être « bon parent » ou pédagogue n’est pas inné pour tous et comme personne ne vous y forme, ça ne s’apprend pas si facilement.

Avec un peu d'imagination les bouteilles deviennent de véritables concurrentes de Barbie (2)

À chaque mal, son remède. Le sien : « explorant systématiquement toutes les recherches en pédagogie dans le monde, j’ai abouti au système suivant […] l’essentiel de l’éducation s’organiserait autour de « projets » conçus sur plusieurs mois, voire plusieurs années, regroupant les enfants par goût, affinités, centres d’intérêts. De petits groupes d’une quinzaine d’élèves s’organiseraient autour de thèmes qui les passionnent« . Mais quelle riche idée!! j’imagine une année à monter et alimenter un vlog beauté pour les unes, à révolutionner la physique quantique pour les autres, au seul choix des élèves, hihi! Excepté peut-être le programme d’histoire imposé à ma classe de CE1 par Mademoiselle Abécassis, mon instit’ d’alors, dédié à la révolution industrielle et la révolution des suffragettes (sur une année entière, oui) (7 ans, l’âge de raison certes mais je n’étais pas assez mature sans doute) (le pire c’est que ses chouchouttes étaient les deux filles en robe à smocks de la classe), je voudrais croire que tout sujet peut se révéler passionnant s’il est bien amené (c’était peut-être là le fond du problème).

Jean-Maurice et Dominique racontent la vie du cheveu à des écoliers du cours élémentaire

Quand même, parce que notre « philosophe » allemand est féru de mathématiques, de neurobiologie, de sciences cognitives (de sciences bien dures qui en imposent au crétin commun des mortels), il admet quelques sauvegardes, moyennant accommodations, de l’ancien système scolaire : « quelques rares matières fondamentales, peut-être les maths et les langues, pourraient continuer à faire l’objet d’un enseignement classique ». Ah, ouf, oh, soupir de soulagement! Il y aura encore une base d’enseignement commune à tous! Ne sacrifions surtout pas les maths, c’est très important. Dans un monde dominé par la finance, ça serait ballot de ne pas savoir faire une division à trois chiffres. Pourtant, si on suit son argument (celui du digital native qui a toute la connaissance à portée de clic) s’il y a bien une capacité qui peut-être déléguée à un ordinateur, c’est bien le calcul. Quant aux langues, les Allemands sont bien meilleurs que nous pour leur apprentissage mais en France, s’il n’y avait qu’un enseignement à réformer de fond en comble, ce serait bien celui-là!

Quid des « matières éloignées de [l]a vie [de l’enfant] » que le bon sens pragmatique néglige avec mépris? Lettres, histoire, géographie, philosophie, arts, éducation civique? Parce que ça ne rapporte sert à rien et que ça « ennuie », on arrête? Ni effort, ni ennui. Pourtant, s’il y a bien quelques matières qui ont pu me galvaniser pendant mes années scolaires, c’étaient bien celles-là (sauf la philo, merci monsieur B.) Une chose est sûre, raviver le débat entre ceux qui assènent qu’à l’heure d’internet, rien ne sert d’apprendre puisque tout est à portée de main et leurs contradicteurs qui pensent que ce n’est pas parce que tout (?) est accessible que tout est lu, raviver ce débat donc, ça fait de l’audimat, surtout si le type est télégénique (et moi ça me donne un sujet de billet).

À un moment de l’entretien, parce que notre ami « philosophe » ne peut pas  seulement en référer aux seuls « neurocognitivistes, psychologues du développement, évolutionnistes, linguistes, anthropologues » en restant sur une posture évasive, il lui faut convoquer une citation d’autorité, celle de Wilhelm von Humboldt en l’occurrence. J’vais pas balancer mais Precht choisit l’une des tartes à la crème de la référence en matière éducative (la Bildung) pour les Allemands. Et puis je ne voudrais pas non plus passer pour l’arrogante de service, si défiante qu’elle soupçonnerait presque le philosophe d’avoir pioché sa citation dans un dictionnaire pour faire copain-copain avec le peuple, non, non, je suis confite de respect: « L’essentiel est d’apprendre à apprendre », disait donc feu Humboldt, le fondateur de l’université de Berlin. et plein d’autres types de l’éducation nationale depuis les années 1970. J’aime beaucoup l’idée « d’apprendre à apprendre », j’aime aussi l’idée d’apprendre à comprendre, d’apprendre à réfléchir, et aussi d’apprendre à exercer son jugement critique.

Mais ma critique la plus importante réside ailleurs : dans le fait de vouloir refondre l’école dans le moule des exigences du nouveau capitalisme. « Le monde des grandes entreprises est souvent plus éclairé que nos écoles qui continuent à fonctionner, au fond, sur le modèle de la société industrielle vieux de plus d’un siècle. […] [pour sortir du système pyramidal tayloriste] il s’agit désormais d’inviter tous les enfants à devenir des « créateurs de projets de vie » imaginatifs et autonomes, conviviaux et polyvalents ». Au cas où vous ne seriez pas bien attentifs parce que votre capacité à me lire commence à s’émousser (et en plus c’est les vacances scolaires), je répète après David le yakafocon de la nouvelle éducation  » plus ouverte à l’imagination et à l’intelligence relationnelle, conduisant à épanouir une curiosité polyvalente plutôt qu’une spécialisation de type industriel ».

Traduction : l’école doit devenir l’expression la plus avancée des modes de production de la nouvelle économie et des relations d’emploi occasionnées par les mutations du capitalisme . En développant les valeurs d’innovation, de créativité, de flexibilité, de motivation, de convivialité, d’épanouissement de soi, d’identification à la performance [j’ai zappé de vous parler du remplacement des notes par le contrat], l’école doit acclimater ses élèves à l’esprit néobouddhiste blabla du management des entreprises les plus « avancées » du néolibéralisme. C’est l’école de l’entreprise du bonheur où ton patron chausse des converses. « L‘école doit redevenir un lieu de bon temps qui stimule l’esprit créatif et le bonheur d’exister« . Et le monde sera harmonieux, amour, gloire et beauté (ça fait plus de deux siècles qu’on s’époumone à scander liberté-égalité-fraternité sans jamais y arriver, il est grand temps de changer de devise!). Je suis un peu old school mais la vision de l’école à projet unique (totalitaire), ça me fait flipper.

Pour conclure :

avec un peu d'entrainement et beaucoup de volonté les enfants sont de véritables clowns

nota bene : toutes les citations en italique sont de Richard David Precht.

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14 Comments

  1. Café Mode says

    Bin au fond on est d’accord : le problème de ses théories, c’est qu’elles n’apportent pas de vraie solution 🙂
    Te bile pas pour les web manières, tu as déjà tout pigé il me semble. Contente de t’avoir inspiré un post, même énervé.

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  2. Peter Szendy est un « intellectuel »comme j aime comprendre ce mot, Machin Proutch est l incarnation comme Lévy et tous ces enfoirés qui savent se vendre sans faire le trottoir, mais les médias, en cultivant la méthode Coué : plus on me voit plus je gagne, plus je manipule et conditionne les auditeurs et les politiques et plus je gagne encore plus et plus on m écoute, donc plus je gagne et plus je donne des leçons de ma morale pourrie et plus…

    Quant à l éducation nationale elle est basée sur l intégration dans le même moule de tous les gamins comme aux 19 ème et 20 ème siècles, du temps ou de nombreux gamins du rural et d ailleurs disparaisaient après la cm2 et le certificat d étude. Oui mais non, ça ne marche plus ça.

    On ne peut pus considerer que les gosses doivent s adapter au système scolaire ou, ou… ou quoi? Voler? Violenter? Se tuer?

    A Grenoble il existe un lycée et collège pilote de la dernière chance : le CLEPT, qui marche mais les technocrates et politiques n en veulent pas, pourtant ça marche. Des jeunes completement descolarisés reprennent confiance, passent des caps sans avoir les fameux pré – requis. Ils s accrochent, ils raccrochent.

    Oui mais voilà on est plus dans le fameux moule unique de la République ou la notion mérite bourgeois est l ultime graal.

    On a les citées et la violence qu on mérite ça c est la vérité de la vie. Alors attendons la dégradation du système et comptons les points des intellos mediathiques qui eux compte t sur nous pour vivre.

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  3. ça me revient, je me souviens que vous aviez posté ailleurs une vidéo de Peter Szendy. J’ai lu « Ecoute, une histoire de nos oreilles » il y a dix ans peut-être, je l’avais emprunté à un pote. j’avais même pris des notes, c’est dire! je ne le placerais pas pour autant dans la catégorie des intellectuels (cette figure de la vie publique française (l’affaire dreyfus comme moment fondateur) qui s’appuie sur une légitimité scientifique/académique/d’écrivain pour sortir de son pré carré académique pour s’engager dans le débat public).

    pour l’éducation, c’est marrant, le sujet est venu ce soir dans la discussion que j’avais avec deux amis. je n’arrive pas à me forger d’avis. je peux bondir quand un modèle qui heurte profondément mes valeurs est mis en avant (celui de Richard David Precht par exemple) mais autrement, j’avoue que j’ai beaucoup de mal à m’y intéresser.

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  4. ouais says

    Pourtant les gamins sont l avenir du futur…

    Ben moi j aime bien Szendy. Bon je m en méfie aussi, c est vrai. Mais j aime bien sa façon (dans ses conférences) de nous faire voyager dans l histoire, la litterature, la pensée humaine avec malice et humour. Et lui pour l instant on ne l entend pas encore à ciel ouvert sur les trottoirs des médias.

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  5. (pour me disculper, disons que je fais confiance à d’autres plus immédiatement au fait des débats et du terrain. d’ailleurs, hier, c’était avec deux « collègues » que la discussion s’est engagée, l’un prof dans le secondaire et l’autre intéressé en tant que parent d’élève).
    bonne journée!

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  6. ouais says

    En fait quand j écoute un intello je ne veux pas qu il me donne une leçon de choses mais qu il me fasse voyager dans l histoire de l humanité et la pensée humaine, la sienne, pourquoi pas!

    Sinon c est pas un intello mais un manipulateur sans scrupule qui se prend pour Jésus ( le fils de dieu donc son propre fils puisqu il est dieu et qu il n a pas baisé Marie puisque c est sa mère et que dieu, donc lui même, lui a expliqué que c est mal de tromper son propre père, qu il n a pas, surtout que lui,son père qu il n a toujours pas, fait des journées de 8 h pendant que Marie batifole avec dieu son propre fils) et aime devenir la pensée, le centre du monde pour assouvir son égo sans mesure et qu on lui en mette plein la tronche parce que ça lui prouve bien qu il est Jésus (le fils de lui même qui a reluqué sa mère avant de naîtr……

    )

    Vous n avez pas à vous disculper d abord, Bordel de chiottes.

    Connaissiez-vous le CLEPT?

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    • quelle interprétation freudo-christo-pamphlétiste de l’intellectuel!!
      je ne connaissais pas le CLEPT. je viens de jeter un rapide coup d’oeil à leur site. c’est intéressant de lui avoir donné le nom d’Emmanuel Mounier.. j’aime bien l’idée de « l’élitaire pour tous », c’est un beau projet. Vous y avez étudié/travaillé?

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  7. ouais says

    J ai effectué un boulot sur le Clept. Ce qui est dramatique c est que personne ne connaît cet établissement et que c est voulu puisque que les hautes instances n en veulent pas particulierement du tout, car on n sait jamais il pourrait faire des petits…

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  8. En cadeau pas trop à côté de la plaque, je vous offrirais volontiers une tisane anti-insomnie ;_)

    Juste pour dire que sur la page d’accueil du Clept, y a tous les encouragements du Ministère (qui j’imagine balance ses subsides).

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  9. ouais says

    Pour cette vision de l intello médiatique moyen, c était juste pour vous faire rire et aussi faire ouaf!

    Mais bon, ça ne devait pas être bien drôle!:)

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  10. ouais says

    Je déteste dormir…

    Les hauts fonctionnaires sont l ennemi de cet établissement, jusqu à maintenant le recteur le defendait, il z été remplacé, alors on verra…

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  11. Je découvre votre (ton… je ne sais jamais… pas encore lu le guide des bonnes manières sur le web 2.0 🙂 !) blog, grâce au blog Café mode.
    Je trouvais l’article cité par Géraldine plutôt intéressant et vrai sur le constat que l’école n’est plus adaptée au monde actuel. Mais lire votre (allez hop, j’opte pour le vouvoiement pour l’instant) commentaire m’a encore plus intéressé. Je ne supporte pas les gens qui sont « contre » systématiquement, sans forcément proposer de solutions. Comme vous, je pense que plus que l’école c’est la formation des enseignants qu’il faut revoir. Toutes les matières ont leur place à l’école pour faire des enfants des hommes et des femmes accomplis et disposant du bagage minimum pour comprendre la société. Encore faut-il que le message passe et que ces enseignants trouvent le moyen d’intéresser et de s’intéresser constamment à leur matière. L’enfant doit pouvoir s’ennuyer, c’est indispensable, et comme un adulte a des centres d’intérêts, il s’intéressera à certaines matières et pas à d’autres en fonction de ses capacités et de ses envies.
    Bref, rien de nouveau et le débat continue 🙂 !

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    • au vouvoiement, je réponds par le vouvoiement! haha, je me suis longtemps arrachée les cheveux et puis maintenant je n’y prête plus trop attention!
      former des citoyens responsables, de futurs actifs sur le marché du travail, ouvrir les horizons des enfants, vaste chantier!
      Je suis déjà passée sur votre blog via Café Mode, of course! à bientôt dans les commentaires et bonne fin d’année!!

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