Le Grand Jeu (ou y’a pas que star wars au cinéma)

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Art / Livre / Film / Scène

Parfois, j’ai l’impression que l’humanité se divise en deux camps asymétriques : ceux qui ont vu Star Wars et les autres.

J’appartiens à la deuxième catégorie, ou presque. Un jour, de guerre lasse, j’ai fini par céder aux assauts répétés d’un ancien petit ami starwarzophile. Il m’a forcé la main, je n’ai pas su dire non, j’ai encaissé un épisode. Du film ou du copain, je ne sais lequel des deux m’a laissé le souvenir le moins impérissable mais je reconnais au second le mérite de m’avoir beaucoup fait rigoler quand le premier ne m’évoque qu’un sentiment d’ennui.

Bref, je n’ai pas vu « le dernier Star Wars« . (bizarrement, à part nos cousins du Québec, plus personne ne dit « la Guerre des étoiles » en 2015, ou bien?). Mais j’ai vu Le Grand Jeu, de Nicolas Pariser (avec André Dussollier, Melvil Poupaud, Florence Poésy, Sophie Cattani). C’est donc de ce film, et de l’excellente bande dessinée d’Etienne Davodeau, co-écrite avec le journaliste Benoît Collombat, Cher pays de notre enfancedont je viens vous causer en ce début d’année (2+8 = 10).

Comme le film et la bd parlent également de puissances obscures et maléfiques sur une étrange planète ici nommée Ve République (j’avoue, je n’ai pas été très assidue sur les 4 précédents épisodes de la série républicaine, des scénars parfois mal ficelés, beaucoup trop de rebondissements…. mais j’attends la 6ème avec impatience!), j’ai pensé que ce n’était pas trop tricher que de vous aguicher avec Star Wars pour vous entraîner vers ce que j’ai aimé.

Le Grand Jeu Nicolas Pariser 2015

Je vous livre le pitch du Grand Jeu (Prix Louis-Delluc) en deux-deux avec un paresseux copié-collé d’un article du Monde (rien de plus pénible que de résumer, autant s’appuyer sur les efforts de ceux dont c’est le job) (sinon vous pouvez aller directement à la bande annonce ici)

« Pierre Blum (Melvil Poupaud), écrivain jadis prometteur mais improductif depuis quinze ans, est approché par Joseph Paskin (André Dussollier), un barbouze doucereusement inquisiteur, qui lui passe la commande d’un curieux ouvrage anonyme. Un « appel à l’insurrection » s’inscrivant dans une stratégie pour décrédibiliser le ministre de l’intérieur, son ennemi politique, mais qui, en même temps, entraîne le romancier à déterrer les idéaux enfouis, voire les fréquentations, d’une jeunesse militante passée dans les milieux d’extrême gauche. La manœuvre est bientôt déjouée par une violente riposte du camp ministériel : Pierre, impliqué jusqu’au cou, se retrouve seul et physiquement menacé, contraint de fuir Paris pour se réfugier à la campagne, dans une ferme que gère un groupuscule altermondialiste, sous le coup d’une imminente rafle policière. »

J’embraie sur 1 ou 2 généralités partout reprises : une tonalité de thriller politique mêlée à une histoire d’amour qui ne gâche (ni n’apporte) rien à l’intrigue. Comme de bonnes intentions et un bon scénar’ ne suffisent pas à faire un bon film, ne serait-ce que pour les deux premières séquences magistralement mises en scène, la séance vaut le coup. Sans compter la remarquable prestation des acteurs. Bref, ceux parmi vous qui ont vu et aimé  l’Exercice de l’Etat de Pierre Schoeller sorti en 2011 peuvent aller voir le film les yeux fermés, ils y trouveront leur compte.

Je vais faire un truc qui ne se fait pas : prendre le film comme prétexte pour m’entretenir avec vous de son sujet. Ce qui m’a en effet le plus intéressé dans ce film, c’est le regard porté sur le pouvoir et ses « pulsions secrètes ». Ou plutôt sur les façons d’exercer le pouvoir ou d’y renoncer, de sabrer sa défaite et les illusions perdues. En fait, je suis sortie de la séance toute chamboulée parce que le film m’a renvoyé en pleine tronche certaines de mes interrogations du moment. Notamment le fameux : Que faire ? Et j’aime bien quand la fiction m’aide à penser mon présent, quand les deux se rencontrent et font frotti-frotta (hihi, je ricane bêtement car je viens d’entrer frotti frotta dans la barre google – pour vérifier s’il y a un trait d’union entre les deux termes. pas trouvé de réponse à ma quête lexicale. En revanche, je suis tombée sur un forum croquilognet de discussion entre ados….

J’écris que « ça ne se fait pas » parce que « je » (en tant que lectrice-spectatrice) me suis fait vertement tancer par Gérard Mordillat qui, dans une tribune parue dans Le Monde diplomatique de janvier, s’insurge contre la tyrannie du sujet : « … le cinéaste est désormais sommé de répondre avant tout à l’unique question, quel est le sujet? [..] Un roman, un film valent aujourd’hui non pour eux-mêmes mais pour le sujet que les commentateurs détectent à travers eux […] Le sujet a pour avantage fondamental de dispenser de lire le roman, de voir le film, c’est-à-dire d’en mesurer les enjeux narratifs, stylistiques, grammaticaux, son invention lexicale, visuelle, sonore, etc. ». Le ton sentencieux du vieux GéGé, qui est manifestement resté bloqué à la case « nouveau roman » ou « nouveau cinéma » de la critique, m’agace un peu, même s’il n’a pas entièrement tort, loin de là. Sauf que la question du sujet se réduit rarement à son simple énoncé mais implique aussi de réfléchir à son traitement (d’où mon impatience pour ces  oppositions ringardes entre contenu et forme). Fin de digression. Et puis en ce qui me concerne, je m’en fiche un peu puisque je ne tiens pas à faire un blog de critiques sinon, en toute transparence, je vous en aurais touché un mot.

Donc.

Donc le film entremêle plusieurs formes de pouvoir « invisible », qui travaillent en coulisse à saper l’exercice légitime du pouvoir démocratique. Le pouvoir occulte des réseaux d’influence souterrain, c’est Joseph Paskin/André Dussollier qui l’incarne en cherchant à déboulonner son ennemi, le ministre de l’Intérieur (toute référence à l’affrontement fratricide entre Villepin et Sarkozy est ici sur-interprétation, hihi…). L’atmosphère du film est alors celle du salon feutré d’un grand hôtel parisien, d’une table étoilée, l’antichambre d’un ministère, un cocktail entre influents, bref tout un décorum alliant l’opulence à la discrétion. A côté de ces lieux qui représentent l’envers privé des espaces officiels de la prise de décision « publique », Pariser a aussi capté ces entre-deux, ces non-lieux, où la parole est peut-être moins susceptible qu’ailleurs d’être interceptée : allées d’un jardin public, banquette de taxi, aire de repos. J’ai aimé cette attention aux espaces qui  concourt au climat du film.

C’est sur ce terrain de chasse gardée qu’avance le personnage de Paskin/Dussollier, dont le métier consiste, dit-il, à « mettre des gens en relation ». Ainsi, dans une confidence d’initiés, il confie à Pierre Blum/Poupaud que le ministre qu’il cherche à déboulonner n’est que la partie visible d’un nouveau réseau d’influences, incompatible avec l’existence du sien. Au-delà de cette approche distanciée et cynique du pouvoir et de ses manigances, Paskin/Dussollier se révèle agi, dépassé par la dynamique de ses affects qui le pousse à se venger de son adversaire, jusqu’à signer son propre arrêt de mort. Ce n’est pas pour rien que Paskin/Dussollier est aussi cette figure du joueur de casino happé par son addiction, incapable de s’arrêter à temps. L’équivoque autour de ce personnage trouble m’a intéressée, quand l’anticipation froide du calculateur se mêle à la déraison pulsionnelle.

A partir de la figure de Paskin/Dussollier, l’Etat moderne est montré dans une tension permanente, traversé par des guerres civiles intestines. Lorsque dans le film le groupuscule d’ultra-gauche gravitant autour d’un dénommé Louis, alter ego de Julien Coupat (remember l’Affaire de Tarnac, lorsque Coupat et d’autres furent arrêtés et mis en cause dans le sabotage d’une ligne de SNCF), est « neutralisé » dans un délirant déploiement policier, il s’agit moins de prévenir les agissements d’un prétendu terrorisme de l’intérieur que de déclarer la guerre à l’adversaire politique (répliquer aux accusations de laxisme) par un puissant coup de semonce. C’est bien celui-là le « grand jeu » qui donne son titre au film, celui que se livrent dans une vaste partie d’échecs et de coups fourrés les émissaires invisibles de la République.

Encore une chose. Il y a une scène assez amusante (et totalement cynique) où un général bedonnant devise avec une journaliste politique. Le contexte est l’un de ces fameux déjeuners « off » lors desquels se dévoilent à mots couverts les intrigues du pouvoir auprès de journalistes avertis (la « petite phrase » qui fait les choux gras des médias et des conversations de bistrot est, quant à elle, réservée aux journalistes avec caméras et micros). Le général, qui est, par définition, un stratège de la guerre et des tactiques du pouvoir,  malmène un peu la journaliste politique avant de lui faire la leçon dans une tirade brillamment écrite :

1°) l’administration organise efficacement la ruine du pouvoir des élus  2°) la compétition entre les politiques qu’arbitrent des journalistes friands de « petites phrases » n’a rien à voir avec ce qu’est réellement LA politique : c’est au mieux une sorte de match sportif de première division commenté par des journalistes  3°) les élections (j’adore cette réplique!) : ce sont les gens de gauche qui votent à gauche et trouvent que la gauche n’est pas assez à gauche VERSUS les gens de droite qui votent à droite et trouvent que la droite n’est pas assez à droite. A la fin, il y a un gagnant mais le résultat est « purement démographique ». Conclusion : tout cela n’a rien à voir avec la politique mais est unifié par l’idéologie démocratique.

J’imagine que, vous aussi, la thèse du conspirationnisme d’Etat vous met plutôt mal à l’aise parce qu’elle est souvent manipulée par des gens pas très fréquentables. Je préfère une démocratie même verrouillée à pas de démocratie du tout. (parenthèse : Pariser, le réalisateur, dit que l’une des inspirations du film lui vient des Commentaires sur la Société du Spectacle de Guy Debord, « chef-d’oeuvre conspirationniste » et « pur exercice littéraire »). Parce que le film  est un medley de différents scandales de la Ve République (Affaire Boulin ; Affaire de Tarnac) il met à mal certaines croyances associées à la démocratie et à son idéal de transparence en particulier. Car dans ce film à l’ambiance crépusculaire, tout n’est qu’opacité.

« Il y a deux Histoires : l’Histoire officielle, menteuse, qu’on enseigne, puis l’Histoire secrète, où sont les véritables causes des événements, une histoire honteuse » – Honoré de Balzac.

Balzac au cinéma, oui.

Comme l’évoque Nicolas Pariser dans un entretien paru dans Le Monde: “La lecture de La Comédie humaine a été contemporaine de ma formation cinéphile. Balzac a été mon obsession. Je ne pensais qu’à ça. J’avais envie de faire le portrait d’un écrivain dans un monde politique souterrain avec des gens qui organisent des complots. » C’est plutôt marrant de voir combien Pariser insiste sur l’inspiration « littéraire » de son cinéma, comme pour faire contrepoids au regard désenchanté qu’il porte sur le monde politique. Je pense que c’est aussi une manière pour lui d’éviter que le discours sur son film (son premier long métrage!) dévie vers une simple discussion politique. Alors que je me raccroche aux dialogues (qui sont particulièrement travaillés), Pariser rappelle à bon droit que son cinéma est de fiction (ce n’est pas une adaptation de l’Affaire Tarnac par exemple), c’est-à-dire un discours de l’image et du montage!

Va bene.

À Noël, on m’a offert le dernier Davodeau, Cher Pays de notre enfance. Enquête sur les années de plomb de la Ve République (Futuropolis éd.).

etienne-davodeau-collombat-cher-pays-de-notre-enfance

Petit rappel au sujet de l’expression « les années de plomb ». Elle désigne le plus souvent la décennie des années 70 marquée par la violence politique en Allemagne et en Italie principalement (bagarres de rue entre factions adverses, violentes répressions policières des manifestations d’opposition, puis attentats et enlèvements du personnel patronal et politique par la gauche armée). Après la flambée de 1968, le retour au calme (tout relatif) et la signature des Accords de Grenelle, la France aurait été épargnée par la violence du « terrorisme gauchiste » qui a embrasé l’Allemagne et l’Italie sous l’impulsion de la RAF (la Fraction Armée Rouge et sa « bande à Baader ») et des Brigades Rouges. Tel est du moins le récit officiel et grossièrement raccourci.

Et pourtant.  Le roman graphique de Davodeau tient à nous rappeler que la France aussi a eu ses années de plomb. Quatrième de couv’ : « Dans ces années-là, on tue un juge trop gênant. On braque des banques pour financer des campagnes électorales. On maquille en suicide l’assassinat d’un ministre. On crée de toutes pièces des milices patronales pour briser les grèves. On ne compte plus les exactions du Service d’Action Civique (le SAC), la milice du parti gaulliste alors tout-puissant. Cette violence politique, tache persistante dans l’ADN de cette Ve République à bout de souffle, est aujourd’hui largement méconnue ». 

Je fatigue un peu, vous aussi j’imagine, alors je vous épargne toutes ces sombres histoires de barbouzes, du SAC, et de financement pas très propret des partis politiques, dont le RPR (ex-UMP, actuel Front Républicain) sortit grand gagnant. Pourtant, c’est absolument passionnant. La bd est le fruit d’une véritable enquête, une investigation au long cours menée avec le journaliste Benoît Collombat. Davodeau excelle à mettre en dessin les entretiens, à transposer l’archive, le récit des témoins en vignettes noir&blanc, bref à recomposer par l’image dessinée les événements du passé tout en y restant aussi fidèle que possible. Au-delà des différents récits entremêlés, le fil rouge est celui de la violence politique, d’une violence née dans des contextes d’exception (la Résistance, la guerre d’Algérie) et de sa perpétuation problématique dans un état de droit.

J’ai vu et lu à quelques jours d’écart le film de Pariser et la bd de Davodeau pendant les « vacances » de Noël (ouais, j’aurais pu pondre ce billet avant. maintenant, si ça se trouve, le film n’est même plus en salle!). Inutile de préciser que j’étais plongée dans une drôle d’atmosphère où la réalité la plus crasse le dispute à la fiction.

Le-dernier-des-juges

A la fin de la bd, un texte de quatre pages écrites par le juge italien Roberto Scarpinato apporte sa caution au bouquin (Scarpitano, procureur général de Palerme, décrit comme « le dernier des juges », après les assassinats des juges Falcone et Borsellino par la mafia. bref, un mec qui vit sous protection policière depuis 25 ans et qui sait de quoi il parle).  Et bien vous savez quoi? Scarpinato commence son texte en reprenant la citation de Balzac sur les deux histoires qui, écrit-il, lui « est souvent revenue à l’esprit au cours de [s]a longue carrière de magistrat en Italie ». Derrière tous les assassinats sur lesquels il a enquêté, les complicités entre dirigeants et mafieux, le lien entre blanchiment et financements cachés, il y a ce que son ami le juge Falcone appelait « le grand jeu du pouvoir » : « l’histoire officielle relatée dans les manuels scolaires n’est que l’histoire qui se déroule sur le devant de la scène. Mais il existe une autre part de l’histoire qui se déroule dans le hors-scène et qui, bien que parfois décisive pour la suite des événements, est destinée à demeurer inconnue parce qu’elle porte le sceau du silence apposé par le pouvoir ».

En refermant la bd, j’avais l’impression d’avoir « bouclé la boucle » ouverte quelques jours plus tôt par le film. Mêmes références au « grand jeu », aux deux versions de l’histoire d’après Balzac. J’ai repensé à mon père passionné d’histoire qui, après avoir jeté un oeil à la bd de Davodeau (offerte par mon beau-frère) et à l’intégral du Beauf de Cabu (offerte en retour à mon beau-frère), m’a toisée : « c’est que d’la petite histoire tes bouquins! ».  Oui, c’est vrai. En refermant la bd, je me suis aussi souvenue d’un épisode brumeux dont quelqu’un m’a raconté avoir été témoin il y a bien longtemps où apparaissent un très haut officiel et sa voiture dont le coffre était chargé d’armes, et d’une injonction au silence. Je me suis dit que peu importe alors de ressasser sur « tous des pourris » ou bien « tout nous échappe », personne n’est vraiment dupe. Certains militent contre l’oubli, la justice finira bien par faire son travail, par rouvrir ces dossiers d’ici quelques années.

En fait, quand j’ai commencé ce billet, je voulais surtout vous parler de l’autre pan du film, de cette jeunesse apparentée à l’ultra-gauche, de la désillusion envers l’engagement portée par Pierre Blum/Melvil Poupaud, d’une certaine conception de l’amour et de la vie, de nos années 90-2000. Autant de choses dont je me sens à la fois proche et distante mais qui ne me laissent pas indifférente. Du tout.

La suite dans le prochain billet.

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4 Comments

  1. ouais says

    J ai réfléchi longtemps (autour de 85000 secondes) avant de laisser un commentaire, parce qu un truc m embêtait! Mais quoi?

    Déjà perso j aime les premiers épisodes de la guerre des étoiles parce que l humour était présent et les effets speciaux beaucoup moins. Après je pourrais en faire une longue critique, parce que ce film – pour moi – a fait beaucoup de mal à la réalisation cinematographique et au cinéma , mais je n en dirai pas plus.

    Non c est la notion de docu-fiction. Un film qui dénonce en divertissant, donc on colle des portes manteaux que les gens aiment bien et on chie une histoire romanesque, on donne dans le pathos….

    Mais merde à chier du PQ pourquoi ne pas lutter pour la réhabilitation du « vrai » documentaire au cinéma. Donc faire un docu argumenté, intelligent, littéraire, sans pathos ni concession là dessus, suivi d une diffusion du film fictionnel avec les portes manteaux qui coûtent la peau des fesses et tout le pathos miteux qui pisse du cul!

    Je ne vais pas dire que je suis contre ces films parce que j ai aimé des fictions documentaires comme Apocalypse now, Full metal jacket et un peu moins Voyage au bout de l enfer (que j adore mais ça m emmerde de le dire, pathos …), Platoon(idem), mais parce qu ils avaient un côté réellement artistique(pas les deux derniers justement), une forme, une dimension folle, pour l époque et pour les USA c était quand même vraiment bien.

    Allez trouver une forme et une dimension artistique dans le cinéma francais!!!! On donne des sommes folles à des portes manteaux et on bride tout le reste de la production sauf la partie effets de merde et étalonnage pour que les images fassent jeunes donc :saturées, sur contrastées, et à tendance bleu, marron, jaune, sépia…!

    Ca me rappelle un petit film sans aucune prétention, LUI, de Dario Argento, Suspiria, durant lequel j ai grogné tout le long parce que un coup c était bleu, après vert, ensuite rouge….

    Mais j aime Suspiria car là encore il a donné une dimension artistique : comment donner une esthétique à la mort douloureuse, à la coupure, au tranchage…

    Un film ça devrait être avant tout de l art : metrpolis de F. Lang par exemple c était integralement de l art. Le sujet, lui , ne devrait être qu un conduit important que l art sublime et emporte sur une autre dimension. Le cinéma francais n est RIEN, PLUS AUCUNE DIMENSION ARTISTIQUE, et pour cause, qui dirige? Trop souvent des portes manteaux trop bien payés, le chien de la belle soeur du fils de, des pseudo artistes bourgeois foireux, des gens friqués, mais où sont passés les artistes dans tout ça ? Et ils réalisent en s entourant de gens conventionnels parce qu ils n ont pas la volonté ni les moyens (parce que la production francaise est remplie de gros enfoirés qui veulent faire du fric avec des merdes) de réaliser une oeuvre d art un peu folle meme un peu ratée. Mais c est après quelques oeuvres un peu loupées qu on crée un style et une oeuvre unique.

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  2. ouais says

    Ouil! Je sens un silence réprobateur, mais à ma décharge je ne crois en rien sauf à l art et, … et,… oui bon, et!

    Question 1: Que faire, quoi?
    Question 2: l extrême fin du texte reste à developper!

    L engagement on doit y entrer pour nous même sinon on est égoïste parce qu on attend un retour… Et on fonce sans contrôle vers la désillusion.

    Question 3: une certaine conception de l amour et de la vie?

    Une fiction n aura jamais le poids d un témoignage et là je peux vous en parler, surtout en ce moment.

    Les politiques ont les découvre à travers ces gens qui content l horreur d une époque, eux ont survécu pas leurs amis, leur famille parce que certains décidaient tout là haut enrobés de leur image médiatique bien démocratique.

    Mr Ricard avait plus d un tour mortel dans son sac!

    En ce moment on parle des jeunes qui s exécutent en exécutant les ordres de fumiers tyraniques, on oublie que de nombreux jeunes un peu perdus ont tués sous les ordres indirects de mr Pastis. A une époque coller des affiches un peu trop rouges ou manifester du côté contrarié était risqué, l idéal ne devait avoir qu une couleur, celle de la soumission à l ordre.

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  3. Je vous ai déjà prévenu, gare à la projection! pas de silence réprobateur, seulement une semaine chargée et donc moins de temps à consacrer à ce blog 😉

    Justement, le film que j’évoque n’est pas un docu-fiction et c’est la raison pour laquelle il m’a intéressée. il mêle plusieurs genres cinématographiques et ne tombe pas dans la reconstitution. Il y a de la place pour tous les modèles et le docu se porte plutôt bien en salles, c’est aussi un genre que j’affectionne.

    je souhaitais partir de ce film pour tirer des pistes vers ce qui m’intéresse mais je reconnais m’y être mal pris dans ce billet. la suite annoncée n’est pas encore rédigée mais je m’y prendrai autrement pour ne pas décourager ceux qui n’ont pas vu le film en question (par contre j’ai eu beaucoup de clics de visiteurs sans doute attirés par l’intitulé Star Wars qui, j’imagine, ne sont pas restés longtemps passé la déconvenue, hihi!)

    j’ai une culture cinéma très spécifique et assez peu développée. comme je ne sais pas télécharger ni n’achète de dvd (enfin très peu), j’ai beaucoup de lacunes que je ne cherche pas particulièrement à combler. il se trouve que je n’ai vu aucun des films que vous citez, même si ce sont de grands classiques. disons que j’aime le cinéma de la lenteur! ET le cinéma français!!

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  4. ouais says

    Vous n avez jamais vu Metropolis de F Lang? Il faut l avoir vu bordel de chiottes!!!
    Pour moi le bon cinéma ne dépend pas du sujet mais de la dimension artistique du film, qu il soit allemand, américain, français…
    Trop trop souvent le réalisateur s arrête au traitement du sujet et on en revient à une sorte de docu fiction que personne n appelera ainsi certes, mais c est ça quand même.

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