Une petite pause

comments 19
Non classé

salut les branleurs,

l’heure est grave.

Si je me connecte ce soir, ce n’est pas seulement parce que c’est l’heure de l’insomnie, ni pour vous écrire  que je me languis de vous (je tente la technique « brossage dans le sens du poils » « miaou miaou »). En fait, je dois me rendre à l’évidence: j’ai déserté le blog. Ambiance jachère et désolation.

il paraît que dans la vie il faut prioriser, comme disent les gourous du développement personnel. Y en a qui croient, ils se reconnaîtront, que je bosse comme une acharnée pour le patronat pour un salaire de misère. la verite c’est qu’il me reste encore quelques centaines de pages à écrire avant de pouvoir remettre ma these. Oui, une these de doctorat. Le genre de pavé qui pèse lourd en kilogrammes et qui, malheureusement, ne sert même pas à épater la galerie. Il permet tout au plus de redresser une table bien bancale, bouffée par les termites…

J’ai cru que j’arriverai à mener de front la tenue du blog en même temps que la rédaction de mon bouquin, des cours, et de la vie telle qu’elle va…. (La vie elle va bien, elle ne cesse de me prendre de court, de faire advenir l’événement, alors que j’aspirais au repos du yogi/mollusque)

Mais j’ai un gros poil dans la main/ beaucoup de boulot à rattraper.

C’est peut être le moment de vous dire merci. Oui, merci. Quand j’ai ouvert le blog, l’idée me taraudait depuis longtemps, c’est un fait. Le déclic s’est produit le jour où j’en ai eu assez, impatiente que je suis, de devoir patienter 1 an entre l’écriture d’un article et sa publication. Publication qui n’allait être lue que de quelques pellos, perdue dans le massif des parutions académiques. Vous ne savez pas à quel point vos commentaires m’ont été précieux. Tout à coup, le lecteur n’etait plus une entité abstraite, mais un timbre palpable (une gueulante en direct des ouatères), une écriture audible. Vous avez beau vous masquer derrière des pseudos ou fréquenter ce blog en lousdé, vos chuchotements (vos enguelades) m’ont redonné le goût d’écrire. MERCI.

il est tard. L’Homme et l’Enfant dorment. Je veille.

je ne prends pas congé de vous. Seulement, plutôt que de reporter sans cesse mes billets de blog, je vous propose de nous retrouver dans quelques mois, en décembre, quand j’aurai l’esprit un peu libéré. Alors, ce blog redeviendra ce qu’il voulait être: l’histoire d’une fille, moins la mienne que celle de tous ceux qui se demandent : « qu’est ce qu’une vie bonne? »

A très vite les cloportes,

Coeur Coeur Coeur

 

 

Publicités

19 Comments

  1. ouais says

    Vous aller me manquer.

    Soyez forte, écrire une thèse c est un peu comme aller aux chiottes: même si vous avez un directeur de thèse (ou un accompagnateur qui vous rassure sur la route sordide et sale qui mène à la cuvette) vous êtes seule dans l action.

    J ai aimé vous malmener avec absurdité, en fait, chez moi c est une marque d intérêt et d encouragement, voire d affection quand je connais la personne.

    Courage et revenez hein!!!

    J'aime

  2. ouais says

    Ps : chez renard machin vous avez écrit un commentaire en commençant par « Ouais »!

    Non mais enlevez le S ou dites plutôt « oui » parce que je me demande toujours si on s adresse à moi (je suis un peu très fou). Je sais, je n ai qu à changer de pseudo!!! Ben non!!!!! Du coup j ai fait comme si c etait pour moi et j ai fait semblant de répondre.

    Gnarc

    J'aime

  3. Ah ben, courage pour la dernière ligne droite (terminer cette p… de thèse, même combat ici, même si mon échéance est beaucoup plus lointaine), et vivement décembre pour vous/te lire à nouveau!

    J'aime

    • Tu démarres une these?! En quoi?
      Je ne peux que tu souhaiter bon courage pour ce chemin de croix (C’est une épreuve de vie = transformation irréversible. Et pour le meilleur 😉 ( et te donner un conseil, ou te le répéter, ne sait-on jamais : la these, ce n’est pas que le tapuscrit, hein. Colloque, article, international, réseau et tutti…: ne les néglige pas.). Bisous

      J'aime

      • Littérature française contemporaine. Et toi?
        En réalité, je n’en suis pas vraiment au début, je suis dans la phase de rédaction (mais, entre les doutes existentiels qui me sembleront bien naïfs lorsque j’aurai terminé et les cours à donner, ça n’avance pas très rapidement). Il ne se passe pas un mois sans que je décide de faire mien le titre de Mauvignier (Apprendre à finir)…
        Courage et bon travail !

        J'aime

  4. yonrogg says

    Bon, on est en novembre là! Ça doit vous manquer de vous faire engueuler par un gros connard, non?!

    Et cette thèse?

    Et vous, vos goûts musicaux tous pourris, votre vision de l art?

    Bref, on vous attend nous!!!!

    J'aime

    • Merci pour vos gentils mots bourrus!
      Tellement je me suis éloignée de mon propre blog que je me suis galérée à retrouver les codes d’accès, c’est dire. Donc je reviens sur ces pages en touriste, hihi… (La honte. Je l’ai ouvert il y a un an. J’ai du pondre 10 articles au Max..)

      Vous me demandez comment va la these? C est sympa de vous soucier d’elle, elle vous remercie. À dire vrai, Elle ne se porte pas très bien. Elle me sollicite beaucoup, elle accapare la plupart de mes pensées mais elle est si capricieuse…

      Pour les harengs, je sais pas trop. J’en ai trop bouffé a une époque où je faisais serveuse. Et comme disait renardeau: ma maman m’a appris à me méfier des inconnus.

      J’espère que votre élevage de dauphins se porte bien.

      J'aime

  5. yonrogg says

    Ouais, méfiez vous des harengs et des Ouais, je ne suis pas du tout fréquentable et pour cause je passe mon temps dans des trouchiottes et des rangs de poireaux astéroïdiens. L’aventage de l’étranger c’est qu’on s’en méfie pendant qu’on se fait arnaquer, voire pire, par tout notre entourage, voire par des proches. Comme je chie sur l’humanité! Cela dit ce n’était qu’une simple connerie cette invitation puisque j’ai fait semblant de croire que vous me parliez vu que vous avez commencez votre commentaire chez renard d eau par « Ouais ».

    Mais qu’importe, j’étais là pour vous encourager dans votre épreuve universitaire, sachant que l’université est un monde parallèle à mi-chemin entre la politique, l’armée, et l’essai littéraire. Autant dire que c’est pire que… A vous d’imaginer la suite.

    Mes dauphins me prennent pour un étranger moi de même du coup on est tous une totale harmonie.

    Ps: sauvegardez vos identifiants bordel de poils de fesse de dauphins et revenez vite!

    J'aime

  6. Yonrogg says

    Bon ben quoi!? A un moment il faut la rendre, la thèse!! Et du coup on peut venir écrire des conneries sur son blog et se faire gentiment moquer par des connards comme moi!!!!

    Hop hop poup!

    J'aime

    • Bah non: c’est pas parce que je m’abonne à votre blog que je reviens sur le mien. Du moins, pas dans l’immédiat.’Encore un peu d’hibernation et début mars je serai de retour!

      J'aime

  7. Bon et alors, on se languit !!

    une étudiante à enfants qui procrastine (ça devrait te parler (on dit te ou vous à des gens qu’on connait pas mais à qui on écrit des commentaires ? j’ai aucune idée des Règles du Savoir-vivre du Blogeur))

    J'aime

  8. Pingback: Une petite pause – Thenewsgeek.com

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s